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lundi 27 mars 2017

Inquiétants drones…



Le champ du Chinois à Saint-Antonin est particulièrement propice pour le vol téléguidé (cela ne concerne pas les pickpockets intervenant dans les parkings, mais de petits avions modèle réduit…). Tant qu'il s'agit de planeurs évoluant sans trop de bruit… Avec sa butte appréciée des parapentistes (tant pour l'atterrissage que pour l'entraînement), son grand angle de vision, son éloignement de la route, le champ du Chinois est un lieu idéal et très fréquenté le week-end.

Mais, technologie et marché aidant, une nouvelle population souvent gênante a fait son apparition : les drones et en particulier ceux qui sont dotés de caméras, lesquels peuvent dans certains cas s'affranchir d'un contact à vue avec le propriétaire. Près de 300 000 drones équipés de caméras auraient été vendus l'an dernier en France (source les Echos) et, selon Price Waterhouse Consulting, le marché mondial 2020 des services rendus par les drones pourrait atteindre 115 milliards d'euros.

La multiplication incontrôlée des drones est problématique dans le massif :

  • Comme le vol en ville est en principe interdit (de même que le vol de nuit ou le survol des personnes, cf. les 10 commandements édictés par la DGAC pour les drones de loisir), un espace naturel ouvert comme le piémont sud de Sainte-Victoire est très attractif pour les pratiquants, mais hélas ce loisir interfère vite avec les autres usages…
  • Les hélices peuvent être dangereuses (quand elles sont non-carénées) et par exemple couper les sustentes d'un parapente ou blesser un randonneur.
  • Même si la réglementation impose le vol à vue, à moins de 150 m de hauteur, certains drones sont pilotés grâce à une vision par casque (le "pilote" met des sortes de lunettes qui lui permettent de conduire son engin, même très loin de sa base) et peuvent aller assez loin (des drones ont été vus à hauteur de la brèche des Moines, d'autres décollent parfois de l'oppidum de Saint-Antonin; un drone "paparazzi" est venu inspecter le parc du château de St-Antonin, etc.).
  • Pour les simples promeneurs ou pique-niqueurs, le bruit incessant (Zzzzzzz) au-dessus de la tête devient vite pénible dans un espace réputé tranquille et naturel. Ils s'ajoutent aux quads, motos-trials et autres ULM motorisés, qui font des incursions dans le massif (sans parler du ballet des hélicoptères d'Europter –dont Sainte-Victoire est la balade obligée…- ni des Rafales). Il serait souhaitable que les mairies concernées prennent des arrêtés définissant très strictement les pratiques autorisées et choisissent éventuellement un autre lieu que le Chinois pour les modèles réduits volants et motorisés.

Au-delà du cas de Sainte-Victoire, les projets évoqués par de très grandes entreprises inquiètent, que ce soient les livraisons par drone, la "nouvelle mobilité" (voiture volante pouvant décoller de n'importe où, comme la Pop-up d'Airbus annoncée pour 2020 –cf. photo) ou encore les mini-drones remplaçant les abeilles pour la pollinisation. Quel monde !

Soyons vigilants sur ces sujets, car les autorités réagissent souvent avec retard, et il y aura toujours des apprentis-sorciers pour faire mauvais usage des belles innovations…

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