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lundi 17 juillet 2017

Un bel aperçu de l'avifaune de notre région à la Maison Sainte-Victoire en juillet-août



La France métropolitaine (Corse comprise) compte 570 espèces d'oiseaux. La Provence rassemblerait, selon la LPO, 408 de ces espèces, dont 245 nicheraient dans notre région. C'est dire la richesse de notre biodiversité ornithologique, marquée par la présence simultanée des avifaunes alpine et méditerranéenne. Malheureusement, un tiers des oiseaux nicheurs de PACA, soit 82 espèces, seraient menacés de disparition, selon la LPO et le CEN (liste rouge des oiseaux menacés, consultable sur ce lien). Il s'agit essentiellement de rapaces (comme l'aigle de Bonelli), d'oiseaux fréquentant les milieux humides, ou d'espèces à très faible population, comme le monticole bleu présent dans Sainte-Victoire.

Dans ce contexte, il faut saluer l'initiative de la maison Sainte-Victoire qui présente avec le soutien du Département et jusqu'au 27 août 2017 les photographies de 80 oiseaux de la région. Permettant de sensibiliser à la beauté et à la fragilité de cette aérienne communauté, ces images ont été rassemblées par l’association marseillaise La Chevêche. Félicitations aux 17 photographes pour leur patience et leur talent : Claude AGNÈS - Katell BALSSA - Eric BARTHÉLEMY - René BEILLIEU - Olivier BRIAND - François COQUARD - Frank DHERMAIN - Claude FALKE - Valérie FALQUE - Richard FRÈZE - Philippe MANSART - Michel RAPHAËL - Titouan ROGUET - Véronique ROGUET - Michel ROUGNANT -Jean-Claude TEMPIER / CEN PACA - Philippe VEZINET -et à Olivier TREGAUT pour ses sculptures animalières…

  • Les ailes de la Provence, des étangs de Camargue aux falaises de Sainte-Victoire. Exposition ouverte du lundi au vendredi de 9h30 à 18h et les week-ends et jours fériés de 10h15 à 19h jusqu'au 27 août 2017. Maison Sainte-Victoire, Chemin départemental 17, 13100 Saint Antonin sur Bayon Tél. : 04 13 31 94 70 Mail : msv@cg13.fr.

jeudi 4 mai 2017

Equipement sauvage des parois de Sainte-Victoire



Il est nécessaire de rappeler périodiquement les règles définies dans la charte de l’escalade. Les équipements posés récemment sans autorisation dans des itinéraires d’escalade facile (chaînes, cordes) et dans des voies d’escalade classiques (scellements) montrent que certains équipeurs  méconnaissent les dispositions convenues ou contestent leur bien-fondé. Or aujourd’hui on ne voit pas ce qui amènerait à remettre en cause les objectifs qui ont conditionné ces règles : préservation du milieu naturel en limitant la fréquentation notamment dans les falaises  aboutissant à la crête et  maintien de la diversité des pratiques sportives : randonnée alpine, escalade en terrain d’aventure, escalade sportive.

Il a été convenu que dans les itinéraires de randonnée, il n’y aurait pas d’autres chaînes que la dizaine déjà mise en place depuis longtemps et figurant dans les topos-guides. Ainsi une corde de gros calibre laissée dans la face ouest de Sainte-Victoire dans des dalles qui ne sont pas faciles à gravir et encore plus difficiles à descendre, a été enlevée la semaine dernière. Cette corde venait remplacer deux chaînes  posées sans autorisation et qui ont été supprimées l’an dernier à la demande du Grand Site. Apparemment cet itinéraire a un amateur qui ne comprend pas bien qu’il ne faut pas laisser d’équipement à demeure.

Par ailleurs le groupe technique du comité de suivi de la charte a préconisé la suppression des scellements posés au début le la grande voie très classique qui aboutit à la Croix de Provence. L’intervention ne doit pas tarder pour éviter que des grimpeurs se méprennent sur l’état de l’équipement de la voie en pensant qu’elle avait perdu son caractère de terrain d’aventure et qu’ils se dispensent d’emporter des moyens d’assurage complémentaires indispensables.

Espérons que ces opérations de remise en état contribueront à mieux faire comprendre que la charte doit être respectée.

(Jean-Paul Bouquier, ASV)


lundi 1 mai 2017

Sainte-Victoire insoumise...



Les partisans de Jean-Luc Mélenchon ont fait fort sur tous les accès à Saint-Antonin, inondant littéralement la route de milliers de "JLM", "France insoumise" ou autre φ (en blanc et rouge…). Quelle que soit son opinion politique, chacun ne peut que regretter cette pollution visuelle. Depuis le 2ème tour de la présidentielle, des "Résistance" ont fait leur apparition. Le candidat Mélenchon a pourtant affiché une préoccupation environnementale certaine. Ses partisans seraient bien inspiré de respecter, eux aussi, le site…
(B. de Saint-Laurent, ASV)

samedi 22 avril 2017

Elections, art et scouts sous le soleil de Saint-Antonin dimanche 23 avril 2017…



Plusieurs événements se télescopent à Saint-Antonin ce dimanche 23 avril 2017. Les élections présidentielles sous haute surveillance… (Mairie). Une 3ème édition du marché d'art et d'artisanat organisé par la municipalité et consacré aux productions locales : miel, vin, lavande, sculpture, céramique, peinture etc. (Place du village). Et un important rassemblement scout (600 jeunes annoncés), à Coquille, 2 km après le village.
Désormais traditionnelle, la journée interscout du 23 avril regroupe tous les mouvements scouts de l’évêché d'Aix-Arles (Scouts Unitaires de France, Scouts de France et Scouts d'Europe) pour une journée placée sous le signe du jeu et du partage. Une initiative de service (chantiers au profit de l'environnement et du massif) a été annulée à cause des problèmes de sécurité et de la mobilisation de la Gendarmerie pour les élections. La journée scout se clôturera par une messe célébrée par l'évêque, Monseigneur Christophe Dufour en la cathédrale d'Aix (et non à Coquille, comme annoncé au départ). Un bivouac de scouts polonais se tiendra aux environs de Coquille est organisé dès samedi 22 avril au soir aux environs de Coquille. Les feux de camp sont interdits…

lundi 27 mars 2017

Inquiétants drones…



Le champ du Chinois à Saint-Antonin est particulièrement propice pour le vol téléguidé (cela ne concerne pas les pickpockets intervenant dans les parkings, mais de petits avions modèle réduit…). Tant qu'il s'agit de planeurs évoluant sans trop de bruit… Avec sa butte appréciée des parapentistes (tant pour l'atterrissage que pour l'entraînement), son grand angle de vision, son éloignement de la route, le champ du Chinois est un lieu idéal et très fréquenté le week-end.

Mais, technologie et marché aidant, une nouvelle population souvent gênante a fait son apparition : les drones et en particulier ceux qui sont dotés de caméras, lesquels peuvent dans certains cas s'affranchir d'un contact à vue avec le propriétaire. Près de 300 000 drones équipés de caméras auraient été vendus l'an dernier en France (source les Echos) et, selon Price Waterhouse Consulting, le marché mondial 2020 des services rendus par les drones pourrait atteindre 115 milliards d'euros.

La multiplication incontrôlée des drones est problématique dans le massif :

  • Comme le vol en ville est en principe interdit (de même que le vol de nuit ou le survol des personnes, cf. les 10 commandements édictés par la DGAC pour les drones de loisir), un espace naturel ouvert comme le piémont sud de Sainte-Victoire est très attractif pour les pratiquants, mais hélas ce loisir interfère vite avec les autres usages…
  • Les hélices peuvent être dangereuses (quand elles sont non-carénées) et par exemple couper les sustentes d'un parapente ou blesser un randonneur.
  • Même si la réglementation impose le vol à vue, à moins de 150 m de hauteur, certains drones sont pilotés grâce à une vision par casque (le "pilote" met des sortes de lunettes qui lui permettent de conduire son engin, même très loin de sa base) et peuvent aller assez loin (des drones ont été vus à hauteur de la brèche des Moines, d'autres décollent parfois de l'oppidum de Saint-Antonin; un drone "paparazzi" est venu inspecter le parc du château de St-Antonin, etc.).
  • Pour les simples promeneurs ou pique-niqueurs, le bruit incessant (Zzzzzzz) au-dessus de la tête devient vite pénible dans un espace réputé tranquille et naturel. Ils s'ajoutent aux quads, motos-trials et autres ULM motorisés, qui font des incursions dans le massif (sans parler du ballet des hélicoptères d'Europter –dont Sainte-Victoire est la balade obligée…- ni des Rafales). Il serait souhaitable que les mairies concernées prennent des arrêtés définissant très strictement les pratiques autorisées et choisissent éventuellement un autre lieu que le Chinois pour les modèles réduits volants et motorisés.

Au-delà du cas de Sainte-Victoire, les projets évoqués par de très grandes entreprises inquiètent, que ce soient les livraisons par drone, la "nouvelle mobilité" (voiture volante pouvant décoller de n'importe où, comme la Pop-up d'Airbus annoncée pour 2020 –cf. photo) ou encore les mini-drones remplaçant les abeilles pour la pollinisation. Quel monde !

Soyons vigilants sur ces sujets, car les autorités réagissent souvent avec retard, et il y aura toujours des apprentis-sorciers pour faire mauvais usage des belles innovations…